Les poèmes d'Upskirt

 

 

 

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Ite Missa Est

Un jour une jeune fille, en sortant de la messe
Une main tenant son livre et l’autre son ombrelle
Trébucha sur les marches si bien que la gamelle
Retroussa son jupon et dévoila ses fesses.

Or la pieuse assemblée encore sur le parvis
Apercevant sa chute en bas de l’escalier
N’en croyant pas ses yeux ne put que constater
Que de culotte, de string, elle n’avait point mis.

Comment peut-on, Mon Dieu, pensèrent les bigotes
Se balader ainsi en bafouant la décence
Et sans dessous dessus pour exciter les sens
Oser aller à messe sans porter de culotte.

Pas un seul des voyeurs qui n’en perdaient pas une
Subjugués semble-t-il par de si beaux atours
Ne pensa accourir pour lui porter secours
Ou consoler au moins une telle infortune.

Il n’y en eut pas un par simple charité
Qui lui eut proposé ne serait-ce qu’un mouchoir
Afin qu’elle isolât ses fesses du trottoir
Et puis qu’à l’occasion elle cachât le méfait.

Sans doute ont-ils pensé à cette apparition
Plutôt que s’encombrer d’un livre de prières
Prendre, si le miracle, dimanche, se réitère
Un appareil photo dernière génération.

Après un long moment de tergiversation
Un premier descendit enfin au bas des marches
Et toute l’assemblée aussi se mit en marche
Pour relever la belle d’une telle position.

Certains ne manquèrent pas de porter un regard
Fortement appuyé sur l’endroit du délit
D’autres en salivant, succombèrent à l’envie
D’y mettre autre chose que leurs deux yeux hagards.

On souleva la fille encore inanimée
Sans rabattre sa jupe sur ses fesses jolies
Et la porta ainsi jusqu’à la sacristie
Dans un commun transport de générosité.

Tout le temps du trajet, le ciel en est témoin
Furtivement des mains frôlèrent la peau nue
De son sexe épilé et du fessier charnu
Offrant de l’assistance plus qu’elle n’en eut besoin.

Le curé vit alors arriver en ce lieu
Un bien curieux cortège bruyant et coloré
Du sang de la donzelle, le genou éraflé
La hanche douloureuse et couverte de bleus.

Le diable sans aucun doute était passé par là
Qui souleva sa jupe au sortir de l’office
Alors qu’elle trébuchait s’offrant en sacrifice
A l’assemblée des ouailles qui ne voyaient que ça.

Sur la nappe de l’autel l’ayant fait allongée
Le curé secouriste réprima un sursaut
Croyant apercevoir Jésus dans son berceau
Alors qu’il s’apprêtait en fait à la soigner.

En tout lieu, en tout temps, en toute circonstance
Des femmes sans culotte tous les hommes raffolent.
Et bien loin de penser qu’à faire ça vous êtes folles
Nous adorons, mesdames, cette coquine indécence

Les chattes

Loin de moi l’intention de vous émoustiller.
Pour parler franchement, une chatte, ce me semble,
A y bien regarder, à nulle autre ne ressemble.
Et tout dépend aussi comme elle est habillée.

Un bel après-midi, allongées sur la plage,
Le corps encore humide du bain dont elles sortaient,
Surveillant alentour, deux chattes discutaient
De leur teint, de leur peau, et même de leur pelage.

Cette douce féline, on le sait à présent,
Porte un grand intérêt à sa physionomie.
Elle prend soin de son poil, de son anatomie
Et fait très attention à son accoutrement.

Mais dans son entretien chacune est différente
Et chacune fait preuve d’originalité,
Ce qui permet d’offrir une grande diversité
De tailles et de formes et diverses variantes.

Car la mode a sévi jusque dans les culottes.
Finies les touffes hirsutes et fourrures sauvages,
Vivent les "Charlie Chaplin", les pistes d’atterrissage,
Les moquettes au carré ou en rond sur la motte.

Or bien que les commères n’eussent pas et loin sans faut
La même manière de tondre ni même celle de coiffer,
L’une étant rasée court, et l’autre ébouriffée,
Elles présentaient toutes deux un aspect sans défaut.

L’une cachait l’essentiel de sa féminité
En recouvrant son corps comme les musulmanes
Quand l’autre laissait voir sans honte ses organes
Comme une fleur s’offrant à la lumière d’été.

Celle qui gardait sur elle un bonnet de cosaque
Jalousait sa voisine, les lèvres bien rasée.
"Je t’envie, lui dit-elle, d’oser ainsi montrer
Ce qu’on cache d’ordinaire sous un tapis opaque."

"Si tu savais, dit l’autre, combien c’est agréable
De pouvoir respirer à l’air libre sans entrave
Car ma maîtresse ne porte, pour n’en pas être esclave
Ni collant, ni culotte, ces choses abominables.

J’admire le paysage lorsqu’elle déambule,
Robe courte et légère, à ma touffe affleurant
Et quand le vent coquin soulève un peu l’écran,
Je surprends des regards qui matent sans scrupule.

Et lorsqu’elle est assise en terrasse d’un café
Et qu’elle me montre aux autres qui n’en croient pas leurs yeux
Je sens monter en moi cet amour délicieux
Qui me donne un frisson et me fait transpirer.

Il est d’autres endroits comme les escaliers
Où je puis regarder derrière ce qui se passe,
Et je vois bien souvent des épaules qui se tassent
Pour tenter de savoir si je suis culottée."

Les lieux que je préfère sont bien sûr les transports
Qui lorsqu'ils sont bondés n'ont plus rien de communs
Si clandestinement quelqu'un avance la main
Et sous la jupe levée découvre le trésor

L’autre chatte attristée de n’avoir pas la chance
De pouvoir du carcan enfin se libérer,
Pria que sa maîtresse puisse un jour essayer
D’atteindre, elle aussi, une telle jouissance.

 

Le matou

Aux gros matous voyeurs qu'on conspue vertement
On préfère les chattes qui aiment se montrer
Mais s'il n'y avait pas des chats pour regarder
A quoi servirait donc ce spectacle étonnant?

Un chat cherchant fortune, errait seul en la ville.
Quand je dis qu'il errait, c'est vraiment une image
Car en fait il tournait, comme un oiseau en cage
Espérant dénicher, je pense, une proie facile.

Le chat n'ignore pas où les chattes se trouvent.
Sous les jupes des filles! Je dis cela pour ceux
Qui n'auraient pas compris cet espèce de jeu,
Ce passe-temps si plaisant que la morale réprouve.

Il cherchait donc des chattes, les plus belles, on s'en doute
Les repérait de loin, scrutait pour s'assurer
Surtout qu'elles n'étaient pas déjà accompagnées
D'un quelconque rival qui lui barrât la route.

Il fallait de surcroît qu'elles soient très court vêtues
D'une jupe échancrée, d'une robe légère
Mais aussi qu'elles n'aient pas, pour cacher leur derrière,
D'inutile culotte préservant leur vertu.

De ce dernier aspect, le chat n'était pas sûr
Tant qu'il n'avait pas pu au plus près s'approcher
Et voir de ses yeux vus sous le tissu léger,
Laissée par la culotte, une trace de couture.

S'il n'y en avait point, bonheur considérable,
De toute la journée il ne lâchait sa proie.
Il la suivait en douce, afin qu'elle lui montrât
Un moment où un autre sa chatte désirable.

Car ce chat malicieux était ce qu'on appelle
Dans le langage commun, un voyeur patenté.
Il prenait un plaisir immense à regarder
Le trésor camouflé sous la jupe des belles.

La maîtresse de la chatte, pendant sa promenade
Montait un escalier ou prenait du repos
Sur le banc d'un jardin, sur une chaise de bistrot
Pour étirer ses jambes ou boire une limonade.

Il n'en fallait pas plus à notre aventurier
Qui se plaçait alors en meilleure position
Et en catimini faisait des contorsions
Pour admirer de loin l'objet si convoité.

Si tout se passait bien, il matait l'essentiel:
Une chatte accueillante et entièrement nue,
Et il se délectait, excité par la vue
De cette belle image que lui offrait le ciel.

Il arrivait parfois que la chatte remarquât
Le matou attendant l'écart involontaire
Des cuisses à peine serrées de sa propriétaire
Qui accepta la chose sans qu'elle s'en offusquât.

Faisant mine d'ignorer le voyeur embusqué
Elle écartait alors ses jambes d'amadou
Laissant même la robe glisser de son genou
Offrant une vue plongeante sur son intimité.

Mesdames, soyez gentilles, faites cela pour nous.
Si dans tous les matous sommeille le mateur
Dans tous les matous vus il y a un voyeur.
Alors n'hésitez pas, montrez nous vos minous.

Conseils aux débutantes

Pour faire une bonne exhibe, il faut beaucoup d'attrait,
Un peu de savoir faire, de l'audace, de l'ambiance.
Voici quelques conseils pour celles qui voudraient
S'adonner à ce jeu en toutes circonstances.

Si soudain vous surprend une envie de pisser,
Préférez le devant à l'arrière du buisson.
Lorsque, la jupe aux hanches, vous vous accroupissez,
Placez-vous de telle sorte que nous en profitions.

De votre position dépend notre plaisir.
Il faut que l'on voit bien, sans ombre et sans obstacle.
Ayez toujours en tête l'obsession du désir
De nous faire apprécier la beauté du spectacle.

Si dans un magasin, en cabine, dénudée,
Vous enfilez des fringues sur vos fesses charnues,
Laissez, pour le voyeur, le rideau écarté
Qu'il jouisse de la vision de votre sexe nu.

Restez même face à lui, plus longtemps qu'il ne faut
Pour lui laisser loisir d'admirer votre chatte
Aperçue par l'espace entrouvert du rideau
Et qu'il prenne du plaisir tout le temps qu'il la mate.

Si dans un autobus, trompant votre quiétude,
Un charmant voyageur, face à vous, vient s'asseoir,
Ne croisez pas les jambes comme à votre habitude,
Ecartez-les plutôt pour qu'il puisse bien voir.

Reposez, pourquoi pas, le talon sur la plinthe
Afin de soulever un peu votre genou
Et découvrir ainsi dans une manœuvre feinte
Votre fine toison et vos lèvres en dessous.

Si dans un escalier ou un escalator
Vous précédez un vieux qui semble intéressé
Par vos jambes, vos cuisses et votre bouton d'or
Faites la maladroite, laissez tomber vos clés.

Car en les ramassant debout en haut des marches
Sans plier les genoux, vous penchant en avant
Vous découvrez vos fesses aux yeux du patriarche
Si ce n'est autre chose encore de plus troublant.

Si la soif vous arrête un beau jour par exemple
En terrasse d'un café ou d'une brasserie
Placez vous face aux gens de manière qu'ils contemplent,
De vos dessous de soie, la fine broderie.

Si vous n'en portez pas, ce qui est préférable,
Faisant mine de rien, écartez doucement
Vos cuisses satinées en dessous de la table
Pour montrer votre fente audacieusement.

Enfin si vous sortez quelquefois en voiture
N'hésitez surtout pas à quitter vos vêtements.
Rien n'excitera plus un homme si d'aventure
Il aperçoit une femme à poil à son volant.

Cependant faites gaffe, quand même, en essayant,
De ne pas vous faire prendre par la gendarmerie.
Elle n'a pas l'esprit large, ni vraiment tolérant,
Et pourrait vous créer, je pense, pas mal d'ennuis.

Mesdames, mesdemoiselles que l'envie asticote,
Mais de l'exhibition, n'osez pas la pratique,
Essayez-la sans crainte et surtout sans culotte
Et vous verrez de plus combien c'est érotique.

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